Les Mille et Une Vies

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Les Doux Dingues

J'ai toujours aimé les doux dingues.

Ce sont eux qui vous font prendre vos rêves pour des réalités, qui vous font dire que tous les humains ne sont pas pourris jusqu'au trou-Fignon (je suis désolée, absolument désolée, j'ai promis à mon boss que je la caserai. Ca, c'est fait).

Alors ça doit faire aimant, de les aimer, les doux dingues, vu qu'il y en a toute une troupe qui s'est donné le mot pour me faire passer une journée illuminée, hier.

Des que je connais, finalement, plutôt bien, même si la fréquence de nos rencontres est inversement proportionnelle à la quantité d'informations échangée. D'autres beaucoup moins, ou depuis moins longtemps. Dans un cas comme dans l'autre, ça me touche et ça me dit que je suis dans le vrai, à avoir envie de la vie de tous les jours, à en attendre aussi de bonnes surprises. Les mauvaises, ça fait partie du package. Alors que les bonnes, on ne sait jamais d'où elles vont sortir.

Merci mes doux dingues.

Doux dingues

En première réponse à cette bande d'illuminés, voici quelques petites choses que je sais d'eux, vues par le prisme chiboumien.

(Je reprends l'ordre qui apparait sur la carte/couv, hein !).

Nad et Sayam. Nad s'est pointée dans le coin, il y a bien quelques années, maintenant (j'ai essayé de compter, mais au fond, ça ne sert pas à grand chose). Nad a brandi haut et fort son amour pour le durian et une certaine complicité avec le Papa de Cro-Mi. Un peu intriguée, je me suis laissé apprivoiser. Et puis on a "vécu" bien des choses, nos grossesses distantes de quelques mois, nos coeurs qui battent. Son petit bout si tendre et si charmant qui drague la mienne, à moins que ça ne soit l'inverse. Quand on s'est rencontrées, finalement, et très récemment, et bien c'était... comme si toutes ces années, on les avait vécues côte-à-côte. Et puis si vous êtes dans son coin de Suisse, la Nad, elle masse, en plus. Je dis ça, je dis rien. Voilà, c'est ma Nad d'amour et son Sayam d'amour, je ne peux pas vous dire mieux que ça.

Smily, au grand sourire, aux clairs obscurs, Smily à éclipses, Smily, toujours accro au dernier gadget de réseau social. Et elle a bien raison, c'est comme ça que j'arrive à ne pas la perdre de vue. Smily que je suis toujours en attente de rencontrer vraiment, avec une grande confiance.

Charlottine est arrivée dans ces parages il n'y a pas si longtemps. Charlottine parsème mes mots bordéliques de commentaires toujours très tendres. A chaque fois qu'elle me dit que sa fille a mon âge, j'hallucine tellement elle me parait gaminette, dans ses mots. En même temps, ma mère bloguerait, ça ferait pareil. Charlottine, c'est pour moi un autre exemple de femme épanouie, par son rôle de maman mais pas que, et qui met des sourires tendres dans la vie.

Floh. Ahhhhhh Floh. Quand vous la rencontrez, vous devenez accro. Floh, ma Floh, elle aussi m'a apprivoisée tout doucement, par ses billets, par ces mots ici. On s'est vues une fois, en vrai, ce qui est complètement délirant au vu de ce qu'on s'échange. Floh me fait penser au Renard et au Petit Prince, on s'approche en douceur, et après, c'est foutu, on l'a dans la peau, dans le coeur et dans la vie pour toujours. (Note perso : merci pour tout ce que tu sais et la confiance que tu me donnes. Je souhaite ne pas la décevoir, tu te doutes !!). Pour la décrire, trois mots : amour, force, douceur.

K. Quand je pense à ce que je lui ai fait subir, et que non seulement il vient toujours par ici, mais en plus il me fait des cadeaux, c'est à peu près incompréhensible. Pour ceux qui ont partagé une aventure (ou plusieurs) de rallyes improbables, vous saurez que c'est un miracle qu'il ne m'en veuille pas. De K j'apprend toujours quelque chose, je découvre. Je m'émerveille devant sa philosophie qui ne se prend pas au sérieux. J'aime l'harmonie qui se dégage du peu qu'il raconte de sa vie de famille. K, c'est du bon, mangez-en. Et reprenez-en.

Valérie de Haute Savoie, encore une dont j'ai du mal à croire qu'on ne se "connait" pas encore. Valérie, ses rires, ses larmes, son humanité à fleur de peau, ses blessures et ses fiertés, ses combats. Son amour pour ses deux grands. Ses chats perdus qui lui font de l'oeil. Et toujours, grâce à elle, la météo à jour pour un coin de France si différent du mien. J'ai hâte de te voir, Valérie.

Eric. Quand mon père va savoir que je fréquente un type dont l'url... enfin je ne dis rien. Eric, c'est Samantdi qui m'a mise sur sa piste. Happée par sa science et sa pédagogie, j'ai vite ri, pleuré, vibré en le lisant. Ce qu'il y a de dingue, avec Eric, c'est qu'il comprend illico ce que je raconte, comme s'il était dans ma tête à ma place. C'est aussi une vision très proche, je crois, de ce qu'on fait ici, sur Terre, de notre job d'humain, du chemin du bonheur. Des fibres en commun, je crois. Une sorte d'humaine évidence. Hâte de vérifier, et ça devrait arriver très bientôt. Huhu, planque toi, tu ne sais pas à quoi tu vas t'exposer !!

Samantdi, ma tante Pim. Une de mes plus anciennes blogamies, à vrai dire, en tout cas dans ceux encore en état de nuire. Une de celles que j'ai le plus vues, aussi. Samantdi, ma pétillante, ma vivante. Oui, juste : la vie. Ma tante Pim, tu sais, ce rêve ? S'il devait se réaliser, j'entends déjà tes éclats de rire radieux et ton accent chantant se réjouir à mes oreilles quand je te le dirai. Et non, je ne m'installe pas à Toulouse !

Swahili est une énorme frustration blogosphérique, pour moi. Elle est là, elle est bien, chez les uns, chez les autres. On lui laisse les clés pour qu'elle s'installe, elle nous pond des billets d'enfer. Mais rien à faire, toujours pas de blog. Des années que ça dure. Je crois que je sais pourquoi. C'est à cause du billet qu'elle rêve d'écrire sur Vincent Delerm. Je rigole euh ! Swahili c'est de la tendresse et des rires, pour moi, de la connivence qu'il n'est jamais difficile de retrouver.

Raphaëlle est une autre des victimes des rallyes. Même constat qu'avec K, en plus elle vient encore, en plus elle me fait des cadeaux ? Ca doit être un effet de la maternité, elle ne se rend plus bien compte de ce qu'elle fait, avec toute cette fatigue !! Raphaëlle est une chouette fille, toute en sensibilité, elle a un visage de madone, un humour que j'adore, et puis écris plus, euh !! Tu nous manque euh !!!

Madeleine et Urbain, il y a tellement de choses dans nos vies qui se croisent qu'on va finir par croire qu'on est de la même famille. J'adore les voir, tous les deux, sereinement amoureux. J'adore que Madeleine me fasse un signe, elle me couve, me gâte, et Cro-Mi aussi. Et je ne lui dis jamais assez combien ça m'est précieux.

Gilsoub, nos arpentages du 9-2 finiront par nous mener dans un endroit où on peut boire un coup ensemble. J'aime l'oeil de Gilsoub, il m'en dit beaucoup, sans doute plus que le peu que je sais de lui. Et vu les gens qui nous ont mis sur la route l'un de l'autre, je ne suis pas fondamentalement inquiète de ce qui va se passer quand on le boira, ce coup.

Arkadia, alors là, je suis désolée. Tu es "sortie de l'ombre" il y a peu, à un moment où ça faisait du bien. Et je ne sais quasi rien de toi, que quelques commentaires, chez certaines. Ca me touche d'autant plus que tu fasses partie du gang de cinglés. Mais il faut qu'on rattrape ça très vite. Un lien ?!!

fredoche, c'est pas possible de ne pas passer un bon moment avec elle, quand on la voit. Je n'ai toujours pas bien compris pourquoi elle s'obstine à trouver que l'allemand est une langue qui mérite de s'apprendre, mais elle a l'air d'y tenir, alors. fredoche, j'aime son humour, son oeil qui pétille, sa capacité à être tendre sans jamais être mièvre, une forme d'exigence, aussi, qui donne envie d'être à la hauteur. Et c'est l'une des premières personnes au monde à m'avoir trouvé patiente, aussi, alors c'est au delà de tout commentaire :)

Pablo. Ah Pablo. Pablo n'a qu'une bizarrerie connue : il n'arrête pas de courir des marathons. Pourquoi, je n'ai pas bien compris (!!!), mais ça a l'air de lui plaire alors ça me va comme ça. Pablo, pour moi, c'est le scientifique poète, le sportif qui aime aussi profiter de la douceur de la vie, quelqu'un qui a une sensibilité à fleur de peau et qui n'en a pas peur. C'est rare. Et c'est un gentil absolu. Capable de courir Madrid (et pas le marathon) pour vous envoyer une crème solaire, comme ça. Parce qu'il pense que ça va vous faire plaisir. Et il a un sourire qui illumine tout autour de lui. Alors sa générosité (ce n'est pas Otir qui va me contredire), et sa présence rayonnante, ça me donne envie de sauter dans l'avion pour aller lui faire une grosse bise, assez régulièrement. Et puis Pablo, tu nous manque, aussi. Je pense à toi souvent.

Sugar. Ca commence à faire quelques années, dites donc, Madame Sugar (oui, maintenant c'est madame). L'humour ravageur et les titres approximatifs de Sugar sont connus dans la blogosphère entière, au moins. Et puis j'ai l'impression d'une cousine que je vois grandir, boulot, mariage, maison. Oui oui oui, tu sais très bien ce qui vient juste après, coquinette. Ne fais pas comme si tu pouvais ignorer mon clin d'oeil appuyé. Je tiens à ta disposition un tas de liens vers des forums où il fait bon vivre. hahaha. Sugar, j'ai juste envie que la vie lui réussisse, voilà. Et vous saviez qu'elle a aussi un vrai prénom (running joke !)

Merci encore à vous, mes doux dingues.

Et merci aussi à tous ceux qui sont passés ici, sur Facebook, Twitter, dans mon téléphone, dans les emails. Tous ceux avec qui, grâce à ce blog, je partage quelque chose d'essentiel.

Leur anniversaire, aussi

J'écris ce billet hier.

Parce que c'est important pour moi de le dire, de l'écrire, et que j'ai comme dans l'idée que demain sera jour de remerciements, de noyade dans un flot de votre amitié, de vos gentils mots.

Alors je le fais hier, aujourd'hui, la veille, quoi, pour ne pas me laisser submerger. Et que ça tombe le jour J.

Depuis que je suis maman j'ai la conscience aiguë que l'anniversaire d'un enfant est aussi, d'une certaine façon, celui de ses parents. L'anniversaire d'un jour où ils sont devenus "un peu plus" que ce qu'ils étaient au départ, où un petit paquet de chairs braillardes les emmène vers quelque chose qui les dépasse et les fait entrer dans cette grande chaîne de la vie.

En ce premier septembre, donc, cela fait 35 ans que mes parents sont devenus des parents.

De la légende familiale j'ai cru comprendre qu'ils avaient dû s'entraîner longuement avant de parvenir à ce résultat. J'espère qu'en dehors de leurs espoirs, ils y ont pris bien du plaisir. Quelque chose dans l'implantation d'une canine et d'une prémolaire me laisse penser qu'ils avaient effectivement la tête ailleurs, dans leur joie à eux, un peu étourdis de ce qu'ils auraient fabriqué par la suite. Je rigole euhhh.

Mes parents, donc.

Ce sont eux qui m'ont donné le goût du bonheur. Ce sont eux qui m'ont donné toutes les qualités que vous me trouvez, eux qui m'ont donné une confiance absolue en la possibilité d'un bonheur.

Certes, il y a eu des moments compliqués, vers l'adolescence. Je pense que j'ai été une purge pour ma maman (et sache, maman, que je le regrette chaque jour depuis que je Sais). Certes il y a eu des conflits passionnés et passionnels avec mon papa. Qui se sont, bon an mal an, arrangés lorsqu'il a fallu apprendre à travailler ensemble.

Mais jamais une minute de ma vie je n'ai douté de l'amour qu'ils me portaient, qu'ils nous portaient quand on a été deux. Quels qu'aient été leurs choix, ils nous offert ce socle. Et puis une sorte d'instinct tribal qui fait que je sais qu'il y a toujours un endroit au monde où aller puiser cette énergie hautement renouvelable.

J'ai une chance infinie. Nous sommes juste normalement un peu barges dans notre famille. Plus j'avance et plus je rencontre de gens dont les relations familiales sont compliquées au-delà de l'entendement. Et plus je me dis que d'avoir trouvé les clés de ce bonheur simple d'être unis par le sang, mais aussi par des liens qui se sont construits parce que c'était nous quatre (j'inclus mon frère, dans un grand moment de sentimentalisme. Huhu. Mais non, c'est MON frère. Que j'aime) n'allait pas de soi. Mais ils l'ont fait. Nous l'avons fait.

J'ai une chance infinie. J'ai de vrais parents qui remplissent toujours ce rôle dans ce que ça comporte de tripal et d'inconditionnel. Qui l'ont toujours rempli complètement, sans chercher à l'inverser ou à faire peser sur leurs enfants des choses qui ne leur appartenaient pas. Mais mes parents sont aussi des gens avec qui je peux discuter, rêver, refaire le monde, comme des adultes. Picoler, trop fumer. Rire. Débattre. Les câliner comme le gros bébé que je suis et enchaîner sur le monde et la façon dont il serait meilleur.

Certes, quelques détails m'opposent encore à papa, notamment en ce qui concerne la cuisson des lardons et la gélification des mousses de fruits.

Mais ils sont mes racines, ma tribu, une raison d'affronter l'âge qui tourne sans en avoir peur car ils offrent un bien bel exemple d'humains qui avancent.

Comme je sais qu'il leur arrive de venir jeter un oeil ici pour prendre les nouvelles que nous ne verbalisons pas forcément, comme je sais qu'ils avaient envie d'être là aujourd'hui, comme je sais qu'ils savent mais qu'il est bon de dire, aussi, je voulais, aujourd'hui, leur souhaiter un bon anniversaire d'amoureux devenus parents.

Et les remercier pour tout ce qu'ils sont et tout ce qu'ils ont fait pour m'aider à être moi.

Je vous aime, tous les deux. Tellement fort.

PS : vous avez le droit de laisser des mots ici, hein ? Quitte à passer dans le coin, comme vous l'avez constaté, les gens qui fréquentent cet endroit sont essentiellement humains, ne mordent pas. En fait vous pourriez même vous y faire quelques copains de plus, puisque depuis toujours, l'amitié qu'on porte aux uns et aux autres se partage, chez nous. Quelle richesse !

Un pied sur le seuil

J'ai un pied sur le seuil de cette nouvelle phase de ma vie.

J'attends -toujours- des nouvelles de ma banquière. Il paraît que c'est normal, au mois d'août. En attendant elle paralyse nos lancements indépendants dans des vies indépendantes, au moins pour la partie logistique.

Mais faut par croire, non, faut pas croire qu'elle me plombe le moral, ma jolie (?) banquière retardataire. Si ce n'est elle ça sera une autre, ou bien une courtière.

Et puis le pied qui s'apprête à franchir le seuil, le deuxième, il est frémissant aussi. Il sait à quoi s'attendre, d'un point de vue logistique, galères et emmerdements, courses après le temps. Il sait aussi qu'il aura des surprises.

Mais il a hâte quand même de franchir le cap. Mes pieds et moi on est très mauvais dans les phases de transition. Mes pieds et moi on a décrété qu'on avait aussi envie de vivre, de sautiller, de danser, de rire et d'être heureux.

On a même décidé d'embarquer mon cœur, dans l'histoire. Alors avec mes pieds, mon cœur, et tout le reste, on a décidé de nourrir quelques projets et quelques rêves. Laissez moi récupérer deux trois sous et je débarque. Je viens voir des humains. Ceux qui me sont par le sang liés, ceux qui me sont par les mots liés.

Et puis un joli rêve au fond du cœur, aussi.

Dont personne aujourd'hui ne peut dire si un jour il se réalisera. Mais souffler les bougies, c'est fait pour faire des vœux. Alors même si je n'ai pas de gâteau ou de bougies demain, je soufflerai mon briquet pour que mon vœu d'un rêve s'envole.

Mes pieds, mon cœur, moi, et puis tout le reste, on est aspirants au bonheur en grand.



Alanis Morissette - Uninvited (Live)
envoyé par legdpop. - Clip, interview et concert.

Le matin j'écoute...

Ce matin j'écoutais un bref bout de la nouvelle matinale d'Inter. Juste au cas où.

Déjà perturbée par Patrick Cohen. J'ai été un peu au standard d'une de ses émissions quand il était à la concurrence, l'entendre causer dans le poste me donne la désagréable sensation de m'être trompée de radio.

Show de Stéphane Bern, litanie de noms... pfff

Pas envie.

Il va falloir que je fasse le réassort de cd pour les trajets, je crains.

Ou alors que j'embarque Cro-Mignonne pour me faire la causette ? Car oui, figurez-vous, j'ai trouvé plus bavard que moi : ma fille.

Même moi il m'arrive d'être submergée de paroles au point de ne plus savoir vraiment ce qu'elle est en train de me raconter.

Mais qu'elle est vivante !

Deux cinglés. Et vous, et vous, et vous.

Moi hier matin, embrumée mais encore flottante d'un moment doux et heureux.

Mon boss hier matin, encore un peu dans ses vacances.

Entre 9h45 et 10h30 on a monté un tout nouveau projet.

Et on s'est tapé dans la main en se disant qu'on allait convaincre les autres de nous suivre. J'adore ça, cette façon qu'on a de bosser ensemble et de se lancer des "chiche".

Et puis vous. Est-ce que vous êtes conscients de l'amour que vous envoyez, par vos attentions, vos intentions ?

Vous savez que c'est ça, le plus beau cadeau du monde ?

Vous êtes mes doux dingues et c'est exactement comme ça que je vous aime. Surboostés de l'émotion, de l'empathie, du sens de l'amitié.

Et dire qu'il y a encore des gens pour se demander ce qu'on peut bien faire à bloguer. Les rencontres merveilleuses, le partage d'une certaine façon de vibrer et d'être humains, voilà ce qu'on fout.

Vous aime, tous, là.

(Mais je maintiens : des bisous et des mots doux, c'est largement suffisant).

Mesures drastiques

Au cas où l'un d'entre vous voudrait me déclarer sa flamme ou, la semaine prochaine, me souhaiter mon anniversaire dans mes si chères petites annonces dans Libé, j'ai le regret de vous annoncer qu'à compter de ce jour, je n'y suis plus abonnée.

Pour des raisons de faisage de fonds de poche afin d'assurer un quotidien qui va quand même.

De même que Canal+ saute, et que la quantité de chaînes disponibles sur notre télé se réduira considérablement sous peu.

Petits luxes.

En serons-nous moins heureuses, Cro-Mi et moi ? Non, bien sûr.

Mais quand même, pour Libé, j'ai un pincement au coeur. Sans compter que c'était une lecture pro aussi (convaincre mon boss de nous faire abonner par la boîte ??).

En attendant et pour parler de choses positives, mercredi 1er, j'aurai 35 ans.

Je suis sans doute une des seules cinglées à trouver quelque chose à fêter dans les demi décennies, ou en tout cas à y voir des caps.

Et j'ai fermement décidé que ces 35 ans là, ils n'étaient ni la fin du monde, ni la fin de ma vie.

Des envies de profiter, fonction des moyens, bien sûr, de ce que la vie m'offre. De jolis projets sont en cours de rêveries. Je suis confiante dans leur réalisation.

J'ai envie d'apprendre le bonheur à ma fille. En prônant la pédagogie par l'exemple !

Sakineh

Sakineh,

Quand je pense à votre histoire, me revient une phrase citée dans "Nana Blues", d'Erica Jong. Que nombre d'hommes de votre pays doivent haïr, tellement elle est (Erica Jong) à l'opposé de leurs lois inspirées par dieu sait quoi. Certainement pas un dieu, quoi qu'ils en disent.

Cette phrase dit : "Nul ne peut être privé d'amour sans abondance de raisons".

Sakineh, vous avez aimé. Comme un être humain, doté d'un cœur qui bat, d'un corps. Nous ne sommes, au fond, que des mammifères, et que serait la vie sans cette intense vibration de l'amour, du désir ?

On vous a mise en prison pour cet amour. On veut vous tuer, vous assassiner (car même si la justice l'ordonne, c'est un assassinat). On veut vous tuer pour être humaine. On veut vous tuer sans raison humainement, et quoi qu'ils en disent, moralement valable.

Je ne reviens toujours pas de ces pratiques.

Aujourd'hui, Sakineh, je suis privée d'amour. Comme une européenne dans la trentaine, je me demande si quelqu'un va m'aimer de nouveau, si je vais aimer quelqu'un. Mais ça n'a pas d'autres conséquences qu'un peu plus ou moins de joie dans une vie qui n'en est pas dépourvue.

Aujourd'hui, on veut vous tuer. Pour le motif inverse. On devrait louer l'amour, on devrait remercier chaque être amoureux, d'apporter un peu de sa lumière à l'humanité.

Et même si ça paraît bizarre, nous qui ne nous connaissons pas, dans des mondes si différents, quand je sens mon moral qui flanche, je pense à vous.

Je me dis qu'il serait indécent de me lamenter alors que je garde mon entière liberté d'aimer.

Sakineh, je souhaite de tout cœur que les femmes ET les hommes du monde vous sauvent.

Vous, et toutes les femmes qui risquez de mourir dans la barbarie pour avoir laissé leur cœur battre, comme il se devrait.

Sakineh, je ne vous connais pas, mais je pense à vous tous les jours.

Sakineh

Sakineh Mohammadi-Ashtiani photo fournie par Amnesty International (Photo AFP)

Le mot de passe de la rentrée

Voilà. Premier jour passé.

Avec sa boule dans la gorge en arrivant (très tôt, tellement que tout est encore désert). Le choix des gens à qui on dit ou pas, suite à leurs questions, comment se sont passées les vacances.

Sachant que tout finit par se savoir, mais que rien n'a de vraie importance.

Les compliments aussi. "J'osais pas te dire, mais tu as fondu !". "Ca te va bien, les talons".

Car oui, hier, j'ai fait la pépette. J'ai arpenté les couloirs avec mes talons de fille, parce que je le vaux bien. Que j'avais envie d'onduler mon encore considérable mais moins popotin en attaquant le sol avec des talons, d'un pas décidé.

Non mais.

Shoe of mine

La rentrée, donc, c'est fait.

Même avec le grand moment de solitude du matin. Notre système requiert un changement de mot de passe régulier. Et évidemment c'est pendant que j'étais en vacances que le mien a expiré.

Inspiration. Expiration.

Là aussi il faut changer la routine. Voilà. Nouveau mot de place opérationnel. Signe lui aussi d'une nouvelle vie.

So long Mister Cauvin

Je fais très rarement des billets hommages.

Mais la mort de celui-ci a un goût de goutte d'eau de trop dans une année, un été, déjà bien pourris.

Dimanche j'ouvre le journal avec trois jours de retard. Et j'y vois l'annonce de la mort de Claude Klotz, alias Patrick Cauvin.

Entre lui et moi, c'est une longue histoire. J'ai dû tomber dans Haute-Pierre vers 12, 13 ans, et ne plus me lasser de lui après.

Quelques uns de ses personnages féminins ont considérablement guidé l'idée de la femme que je voulais devenir. C'est con. On est con, quand on est pré ado. Mais c'est comme ça.

Et plus que tout, j'ai aimé ses façons de raconter des histoires d'amour, ancrées dans l'humanité plutôt que dans l'utopie.

Je l'ai croisé quelques fois, à des signatures. Il m'avait envoyé un petit mot, suite à un courrier de groupie que je lui avais adressé mes 15 ans à peine sonnés.

Tout ceci me dit qu'il devait être un chouette type dans la vie aussi. Pas qu'au travers de ses bouquins. Et puis je crois que je partage un prénom avec une qui lui était chère.

Merci, M'sieur Cauvin. Je vais sentir un vide tous les ans au moment du salon du Livre. Au moment de la sortie du nouveau qu'il n'y aura plus. Mais avant tout merci d'avoir été pour moi un compagnon de lectures, dont certaines m'occupent encore l'âme et le coeur. D'ailleurs pour vous dire au revoir, je me lance dans une relecture quasi intégrale.

Je vous aimais beaucoup.

Tout passe, tout casse...

Comme un certain nombre d'entre vous l'ont appris ces derniers temps, les vacances ne se sont pas tout à fait passées comme je l'imaginais.

Il y a un peu plus de dix ans, j'ai rencontré "pour de vrai", après l'avoir e-côtoyé quelques années, un jeune homme avec qui nous avons débuté une histoire d'amour.

Ce genre d'histoires où, parce que vos cultures, vos éducations, vos valeurs, sont assez différents pour que votre raison vous interpelle. "T'es sûre ?". Et où le cœur dit oui. Je suis sûre.

10 ans ont passé. Ma raison a sourcillé, parfois. Mais pas mon cœur.

Pour le jeune homme en question, ça a été l'inverse. Sa raison disait oui, son cœur lui a fait comprendre que s'il m'aimait toujours beaucoup, ça n'était plus assez pour vieillir auprès de moi. Malgré la formidable histoire qu'il y a eu entre nous. Malgré le plus beau cadeau de la vie que nous avons reçu (conçu) ensemble.

IL n'y a pas de méchants, dans cette histoire.

IL y a un peu de colère. Beaucoup de tristesse. Mais tout ça passera.

L'Amoureux deviendra en ses lieux Le Papa de Cro-Mignonne. Mais il n'est plus mon amoureux.

Je voulais dire merci à tous ceux, proches ou moins, qui m'ont aidé à éponger les premières larmes. Que ceux qui n'étaient pas au courant ne se sentent pas en reste : il y en a, il y en aura encore beaucoup à éponger.

Et je ne saurais dire à quel point le soutien de ma famille, de mes proches, mais aussi des copains plus ou moins connus mais sincèrement amicaux m'aide à garder de la sérénité. Merci, plus que je ne saurais jamais dire.

Et puis je suis de retour à Paris, encore une semaine en vacances avant de retourner au boulot. Alors pour ceux que ça tente, voilà.

Au long de la flemme

Troisième nuit sans tototte pour ma super grande fille qui après un petit coup de blues en fin de première journée s'en sort comme une chef, avec une volonté d'acier (faut bien que ça lui serve à quelque chose, ce caractère dont elle a hérité).

Les journées se passent au rythme de nos envies, un peu contrariées par une météo normande pour cette fin de juillet. Les soirées varient entre films, choix de la série à adopter pour l'été, écoutage de musique éclairée par les choix de L'Amoureux. Je décompresse. C'est bon.

Aujourd'hui encore un peu de tirage de flemme, puis demain il sera temps de songer aux valises.

Chouette.

Breaking the news of the tototte !

Dans l'idée, hier, je m'apprêtais à vous parler du temps toujours pourri, de la millionième rediffusion des films de l'été (la 7ème compagnie, le gendarme) et des documentaires, de la misère intellectuelle de notre télé en période estivale.

Mais, breaking news, un événement d'importance s'est produit hier.

Dans le courant de l'après-midi, alors qu'on parlait de tototte (sur un ton un peu moqueur de ma part, je dois bien l'avouer), Cro-Mi m'a remis la sienne en me demandant de la ranger dans son tiroir.

Elle ne l'a pas réclamée pour dormir, et était assez fière de m'expliquer que quand elle était un bébé, elle avait besoin d'une tototte, mais plus maintenant.

Et la nuit est passée, la voici fière d'elle et fière de ma fierté.

Grande fille !

Un temps pourri pour la piscine

Je n'ose regarder les prévisions pour la semaine...

J'avais en tête quelques sorties piscine avec Cro-Mi, pensant tout particulièrement à celle près de chez nous avec pataugeoire en plein air. Pas un truc extravagant pour une dernière semaine de juillet, me semble-t-il.

Pour aujourd'hui, ça semble compromis...

Pourvu qué ça s'arrange...

Sunny friday morning

Dans la voiture, j'ai plissé les yeux un peu, jusqu'à me réveiller assez pour poser les lunettes de soleil à l'endroit où elles remplissent le mieux leur office. Là, au bureau, la température est idéale, et la baie vitrée m'offre la caresse des rayons de soleil matinaux, juste assez pour avoir la sensation que c'est l'été, pas assez pour que ça en devienne inconfortable.

Trois cartons dans mon dos attendent que je les range.

Quelques mails, quelques rigolades, quelques pétouilles à dépétouiller avant de partir.

Je tape ce billet et les stores descendent. Du coup je peux à peu près déduire qui en détient la télécommande de l'étage. On pourrait regretter cette caresse solaire mais la sensation du soleil qui perce entre les lames des volets est tout à fait vacancière.

Je suis contente d'être en vacances ce soir, bien sûr. Mais ma vie de bureau a tellement changé ces derniers temps que je n'en suis pas soulagée comme les années précédentes. J'ai renoué ces derniers temps avec le plaisir d'aller travailler. Profitons-en tant que ça dure.

Ces dernières semaines ont été, qui plus est, un moment de fortes remises en causes, personnelles et de couple. Au bout de dix ans, nous avons grandi, évolué. Nous ne sommes plus tout à fait les mêmes que ceux de notre rencontre. Notre amour, non plus, n'est plus tout à fait le même. Forcément. Dix ans.

Alors que j'avais pensé que les longues et intenses discussions avaient permis à la fois de retrouver l'autre sous la couche de routine, d'habitudes et d'a priori, de commencer à solidifier les liens qui nous unissaient et qui étaient devenus un peu trop lâches, hier soir, rentrée plus tôt que prévu, j'ai eu un doute.

Mais les périodes de réflexions ont ceci qu'elles abîment facilement nos convictions, nos sentiments, par d'insinueux doutes. Alors quelle place lui faire, à celui-ci ? Ou placer le curseur de la confiance, quand on est sur un terrain qui a déjà été sensible ? Quel bout de soi abdiquer, celui qui se questionne trop ou son opposé qui fait trop facilement confiance ?

Et qui pourrait bien avoir une réponse définitive à ces questions. Au fond je l'ai, ma réponse : personne ne sait rien de façon définitive, en matière d'avenir et de sentiments.

Alors il serait mieux de faire la part belle à ce qui existe et qui est concret plutôt que de laisser les ombres ternir ce beau soleil d'été. Celui pour de vrai, l'autre aussi.

Je voudrais juste être suffisamment persuadée, depuis hier soir, qu'on est deux à voir les choses ainsi.

Je ne veux pas me battre contre des moulins à vents.

Je veux juste profiter du soleil dans le ciel et celui dans ma vie.

Encore des cartons

Aujourd'hui, sans doute dernier passage sur mon ex cube, pour y emplir quelques cartons et les embarquer dans le nouveau bureau. Pas de chance, ce coup-ci, pas de déménageur pour m'aider.

Autant dire que je n'ai pas une folle envie d'y aller.

Pour autant, je me dis aussi que ça sera toujours ça de fait. Débarrassée. Juste avant les vacances.

Courage, me dis-je, in petto.

Analyses

Ma gynéco que j'aime (il en faut, du temps, parfois, pour trouver un médecin spécialisé à ce point avec qui on entretient une relation agréable en plus de ses compétences), m'a envoyé faire des analyses, il y a quelques jours.

De celles qu'on fait régulièrement quand on est une femme suivie régulièrement et qu'on prend la pilule en particulier, mais un peu avancée par une tension très haute le jour de l'examen.

J'ai compris pourquoi la tension était haute alors qu'elle était revenue à la normale pour la suite : absorbée par la conversation, j'avais une position un peu précaire sur la table d'examen (déjà qu'on est à l'aise, à poil sur une table d'examen de gynéco, si en plus on s'amuse à s'appuyer de tout son considérable poids sur la pointe des pieds eux-mêmes posés sur la marche qui permet de monter ou descendre, ça fait monter la tension).

J'avais eu beau plaider ma cause, elle a insisté : analyses à faire. Longue comme le bras, la liste.

Et hier j'ai récupéré les résultats.

Comme à chaque fois, je me suis trouvée comme une poule qui a trouvé des bretelles. Évidemment je n'y comprends rien. La plupart des valeurs sont dans les références indiquées, le cholestérol est un tout petit peu haut pour le "dit mauvais" et un peu bas pour le "dit bon", ça je peux à peu près comprendre.

Mais de nouvelles aberrations m'arrivent sans que j'ai souvenir de résultats antérieurs pour comparer !! Qu'implique une vitesse de sédimentation un peu lente ?? Et ce chlore un pouillème au-dessus du chiffre en italique référent, à côté ? Je meurs demain ? Ou ça se traite au sulfate de mépris ?

Sans que je sois vraiment inquiète (elle m'aurait déjà appelée en cas de catastrophe nucléaire interne imminente), le fait de posséder ces résultats me frustre et me génère sans doute plus de montée de tension que de les ignorer et laisser faire la femme qui a passé de longues années à étudier la médecine. Que de questions sans réponses ! Car en plus, selon toute probabilité, rien d'inquiétant et il faudra que je me rappelle de lui poser la question pour être éclairée lors de notre prochain rendez-vous. Chose que je vais oublier, évidemment.

Ca titille ma curiosité en tout cas. Je n'aime pas ne pas comprendre les papiers qu'on me mets entre les mains. Et je me garde bien d'interroger google qui s'empresserait de mettre dans ma tête des tas de maladies sournoises et insidieuses dont je n'aurais jamais entendu parler autrement.

Tout ça pour dire que je ferais mieux de ne pas ouvrir l'enveloppe, en fait !

Brumes

Sommeil retardé pour le plaisir d'un temps partagé, puis sommeil qui m'a fui (le train est parti sans moi !), puis sommeil profond et réveil en fanfare.

Suis un peu dans les brumes, ce matin.

Je ne vois qu'une chose pour arranger ça.

Chocolat chaud.

Tout de suite.

Autoritaire ?

Effet conjugué de la génétique, de son âge et de la fréquentation du cencre de loisirs, notre fille traverse une phase particulièrement autoritaire.

Je dis particulièrement, parce qu'elle l'est un peu naturellement. On l'appelait le shérif à un an, quand elle gérait l'ouverture et la fermeture de la porte du Parrrk. C'est dire.

C'est ainsi qu'hier en vadrouille, elle a décrété que j'étais son assistante. SON ASSISTANTE !!!

Une petite tendance à la bouderie quand elle n'obtient pas ce qu'elle veut.

Du coup je récrimine et je m'agace.

Et pour me dérider, avec ou sans le concours de son père, c'est défilé de mignonneries, de moues craquantes, de "je t'aime maman, tu es la meilleure maman du monde et la plus belle et la plus gentille".

Oui, elle a tout compris.

Nous voilà bien partis, c'est moi qui vous le dis...

Une phrase

Pour finir la semaine, comme nous sommes entre nous, je vous laisse en cadeau une phrase qui prend encore plus de sens pour moi ces jours-ci.

"Qui a le goût de l'absolu renonce par là au bonheur." Louis Aragon

Non merci, je n'ai plus faim !

Il y a des blogs qu'on aime détester, ou qu'on déteste aimer, parfois. Mais on les lit, plus ou moins régulièrement, à cause de ce je ne sais quoi qui fait que d'accord ou pas, on y retrouve quelque chose qui fait écho.

Grâce à Caroline, j'ai découvert le docteur Zermati, dont je connaissais le nom et le titre accrocheur de quelques bouquins. Mais à cause de ce titre en forme de promesse qui me semblait impossible, je n'étais pas allée plus loin.

A lire Caroline, qui explique comment elle se reconstruit, progressivement, une histoire saine avec la bouffe, et qui du coup pavane en jolies tenues que la plupart des filles qui connaissent le vrai sens du mot surpoids ne regardent même pas sous peine de fondre en larmes, je me suis intéressée de plus près à la question.

Comme je ne peux, ni financièrement, ni géographiquement, faire comme elle, une série de rendez-vous pour entamer une thérapie de la bouffe et de la paix avec soi, j'ai acheté le bouquin.

En ai lu une première moitié. Me suis concentrée sur le fait de renouer avec la sensation de faim, facile à retrouver. Mais la satiété me posait plus de problème.

Jusqu'à l'Epiphanie. Il faut dire, quand j'étais bébé, puis petite fille, je mangeais peu, très peu, à la grande angoisse de mes parents. Et je pense qu'aidée par une tribu de gourmands, j'ai assimilé le schéma : finir son assiette = dire je vais bien, ne vous angoissez pas.

L'Epiphanie, donc, c'était se dire : la satiété, c'est tout simplement "je n'ai plus faim". Plus le creux au ventre qui me dit que je dois manger. Et recoupé avec des réflexions sur mon appétit de petite fille, je me suis rendu compte qu'en fait j'avais besoin de beaucoup beaucoup moins que ce qu'il me semblait bon de manger. Non pas que je sois un ogre, mais en fait, je suis gourmande avec un tout petit appétit.

Je vous le dis comme ça, comme une évidence, parce que j'ai testé ces derniers jours. Et qu'effectivement, après une quantité moindre de nourriture, je n'ai plus faim et pas de fringale néanmoins dans les heures qui suivent.

Et ça fonctionne.

C'est ainsi qu'hier, pour la première fois de ma vie, je me suis arrêtée à un gros tiers de calzone au saumon, qui, une fois rassasiée, ne m'apportait plus de plaisir ni de bienfait.

Je ne sais pas où ce chemin va me mener, mais ce qui est sûr c'est qu'intérieur et extérieur de moi se sentent plus sereins, ensemble.

Et puis ça va être drôle, les discussions de cet été. "Ca ne va pas, ma chérie, tu ne vas pas bien, tu ne manges rien ?"

Mais si ça va. Je n'ai juste plus faim.

- page 1 de 73