mardi 24 janvier 2012

Crash

Suite à un crash d'Iphone, j'ai perdu tous mes contacts... n'hésitez pas à renvoyer :)

jeudi 8 décembre 2011

Nouvelles

Pour ceux, bavards ou silencieux, qui voudraient recevoir quelques nouvelles, merci de m'envoyer vos coordonnées mail (par exemple, grâce au formulaire de contact)

Et merci de vos mots.

mercredi 30 novembre 2011

En suspension, mutation, que sais-je ?

Bon, je ne vais pas faire un énième billet pour dire que je m'interroge.

Parce que ces interrogations reviennent trop souvent pour que je trouve ici plus de plaisir que de contraintes.

Là, j'ai du mal avec le fait que c'est l'organe de presse de ma vie, qu'on vient y lire les nouvelles.

Que j'ai l'impression de parler dans le vide.

Que je suis flattée du plaisir que certains y trouvent, à la lecture de ce blog, mais que ce qui m'a plu dans cette aventure, c'est l'échange, pas seulement l'écriture.

Et là j'ai l'impression d'écrire beaucoup, que les contraintes que je me suis posées au début sont devenues lourdes, sont devenues de la pression.

Je veux dire : c'est adorable quand vous vous inquiétez parce que je n'écris pas un jour. C'est touchant. Mais c'est aussi pesant, d'une certaine manière.

Surtout quand il FAUT que j'écrive, mais qu'en face c'est le grand silence.

Je veux dire : pas les commentaires pour le compteur, pour dire "ouah, y a eu 30 comms" et ça fait gonfler l'égo. Mais des commentaires qui commentent, qui disent quelque chose qui fait avancer, germer une nouvelle idée, qui font rire ou sourire, qui font du bien ou du doux. Ou qui posent une question qui va rebondir dans dix endroits différents.

Alors je vais m'éloigner un peu.

Prendre l'air. Souffler. Questionner MES règles du jeu.

Et on verra si ça revient, quand ça reviendra, comment, etc.

Ca me rend triste parce que c'est un pan de vie. Pour autant à chaque fois que j'ai fait "pause", l'influx est revenu assez vite, alors je me méfie de l'effet drama queen :D

Mais oui, y a un truc lourd sur mon coeur.

Bref.

La bise.

La politique du chiffre

Ici, dans cette boîte, on vit dans le culte du chiffre, du mesurable, du ROI, du KPI.

Comme dans de nombreuses un peu grosses entreprises (ok le fait d'être une équipe de deux sur un projet marginal et semi détaché rend sans doute le contraste plus frappant).

Et on a aussi des valeurs et on aime communiquer dessus.

Alors il y a des phases. Les personnes handicapées dans l'emploi, les femmes au pouvoir dans les comités de direction.

Il m'ensouvient de cette phase. Nommer des femmes. A des postes très importants. En oubliant de leur donner la formation ou les outils en face. Comment passer du management de 3 personnes à celui de 30, avec interface avec le conseil d'administration, par exemple ?

Du coup, création de souffrance. Mais pour la bonne cause, il y a une femme de plus dans le tableau.

Et on peut écrire sans mentir : en 200X, nous avons augmenté de 38% (chiffre au pif, hein, c'est pour l'exemple), le nombre de femmes siégeant dans les comités de direction).

Elles sont parties, pour beaucoup d'entre elles, moins de deux ans plus tard. Avec le choix entre "régresser" et ce que ça comporte dans la hiérarchie interne. Même dans un si grand groupe, on est plus tout à fait anonyme quand on a siégé dans un comité de direction. Ou alors partir, ailleurs. Nouveaux horizons. Post burn out. Peut-être des traces à vie ?

Et la conviction, la mienne, que bien formées, préparées, accompagnées, par opposition à parachutées parce qu'elles avaient un potentiel fort mais pas encore assez d'expérience pour entrer dans ces bottes là, elles s'en seraient sorties en s'épanouissant en plus, en y laissant pas autant de plumes.

Ok. Ces 4 ou 5 noms qui me viennent à l'esprit sont sans doute une coïncidence.

Personne n'est assez cynique pour sacrifier de l'humain sur l'autel des chiffres, du résultat, du ROI et du KPI, bien sûr...

mardi 29 novembre 2011

Aïe

Mon vide-ordure était bouché.

Il ne l'est plus. Mais ça a dû m'agacer tellement que... j'ai mal au poignet depuis que je me suis attaquée à lui.

Sur l'échelle "Anne", supportable mais je sens qu'il ne faut pas faire la mariole.

Sur l'échelle humaine, petite foulure, sans doute ?

Déjà à la maison ces derniers jours, il s'est rappelé à mon bon souvenir, mais là, au bureau, la perspective de manier souris et clavier toute la journée ? Hum...

Ca va être violent ce soir. En plus du reste.

Bref. Tout ça pour dire que je ne fais pas long.

Et que pour les vide-ordure, balancer quelques litres d'eau, en premier recours, oui, ça fonctionne (et nettoie, un peu).

lundi 28 novembre 2011

RTT

Vous pas paniquer (et vous surtout pas réclamer, parce que réclamer énerver moi).

Moi en RTT Moi en train de glandouiller sous la couette Moi pas écrire billet.

Vous bonne journée, hein ?

vendredi 25 novembre 2011

Regards

Il y a des regards dans ma vie qui me rendent intensément heureuse.

Le brun foncé de ma fille, qui brille, qui se fâche, qui rit (beaucoup), qui pétille d'intelligence et d'humour. Ca charme avec toute la féminité innocente des cinq ans (et d'mi, presque). Je ne donne pas cher du coeur battant qu'elle regarderait ainsi, elle a quelque chose de Carmen, dans le "si tu ne m'aimes pas je t'aime...".

Et puis aussi parfois l'oeil qui se lève et cherche le plafond, dans une parfaite préfiguration de ce qui sera mon quotidien dans quelques années. Soupir.

Ceux que je préfère, ce sont les éperdus d'amour. Maman, je t'aime, je t'adore, maman, je t'aime comme une folle. Son regard me dit de même et moi, moi... je ne suis que quelques atomes dans l'univers, mais avec leur concentration d'amour, je pourrais changer le cours des planètes, c'est sûr...


***

Son jeune comparse depuis quelques temps entré dans nos vies n'est pas en reste. Un ton plus clair, il a un regard de lutin malicieux. Et lui aussi, sûr de son charme.

C'est pas compliqué, cet été, je lui disais : "ne me regarde pas comme ça, ça marche !".

Mais pas besoin de le lui dire, je crois bien qu'il le savait déjà.

On fait connaissance, on apprend le temps partagé, à tous, les goûts et les façons de vivre des uns et des autres, et quand il lève sur moi son regard farceur et charmeur, je me dis qu'il est bien, dans le moment qu'on vit, et j'en suis heureuse et soulagée à la fois. C'est important pour moi qu'il soit bien avec nous. Très.


***

Y a un regard aussi qui me met dans tous mes états. Un regard bleu bleu bleu qui me fait sourire quand il brille de passion pour des sujets que je comprends plus ou moins (de très plus à moyen moins), qui me fait rire quand la malice s'y installe et qu'on part à se raconter des bêtises. Un regard plein de curiosité et de douceur.

Un regard qui m'a fait fondre sur place un soir d'été où il a commencé à me regarder avec une intensité un peu différente de juste avant (à l'insu de son plein gré, paraît-il, il n'aurait rien vu, justement).

Un regard qui me rend heureuse quand il se pose sur moi et fait mine de considérer que dans les merveilles du monde, je me place en bonne position (je me garde bien de lui conseiller l'ophtalmo, vous vous doutez bien qu'il serait stupide de le détromper). Dans ses yeux je suis intelligence et beauté, glamour et wonder woman. Miam.

Un regard qui me fait vibrer, battre le coeur, qui me fascine et me régale, m'enchante et me comble... Dont je ne peux me passer bien longtemps sans devenir pour le moins ronchon.


***

Ils sont beaux, les regards qui me cernent, je trouve.

jeudi 24 novembre 2011

Un septennat

Il y a un peu plus de 7 ans, j'ai rencontré à Marseille mes tout premiers blogueurs en vrai.

Ca devait faire un an, peu ou prou, que je m'étais lancée, c'était une sorte d'aventure étrange.

Il y a 7 ans, quasiment jour pour jour, pour une soirée Beaujolais nouveau - frometon, c'était Akynou, ma rencontre suivante. (Hé, bon anniv de rencontre à nous !!!!).

Et depuis. Ouh la. Je ne compte plus.

Il y a moins d'aventure dans l'idée de se rencontrer enfin. C'est devenu, enfin ça m'est devenu, assez naturel de franchi le pas avec les amis de blog, quand l'occasion est donnée, histoire qu'on se connaisse d'accents et de couleurs en plus de nos mots.

Il y a sept ans, donc, c'était des premières fois. Aujourd'hui la plupart des gens qui me sont proches (et même très très proches, hinhinhin) viennent de ces mots croisés, de ces pixels au fond du web, qui attirent l’œil.

Des litres de boissons diverses, des kilos de bonne bouffe, des bavardages à n'en plus finir, des rires avec le son.

Des tranches de vies, des ruptures, des rencontres, des enfants en plus.

Ca a changé, les blogs. On écrit moins, on commente moins, on se disperse ou pas, on a fini de dérouler sa pelote, on ne sait pas ou plus quoi dire.

Mais cette tribu hétéroclite, qui n'avait rien pour se rencontrer et pourtant tout à voir, elle est là, bel et bien.

C'est fort et c'est bon.

mercredi 23 novembre 2011

Alors dans le noir ?

J'avais dit que je vous raconterai l'expérience de manger dans le noir.

Et bien entendu, les saveurs prennent une autre dimension, d'autant que les cuisiniers avaient forcé sur les contrastes pour qu'on se rende bien compte, etc.

Ce qui a rendu l'expérience intéressante, c'est la sortie de la salle. Car nous étions entrés dans une salle en plein jour, nous étions installés avant de nous masquer les yeux, nous avions des repères.

Plus du tout une fois, yeux bandés, dans le couloir. Une quinzaine à ne pas communiquer, ne pas oser se toucher, se rentrer dedans et errer...

Voilà une expérience qui me sera utile, si un jour je dois guider quelqu'un de nouveau. Il n'y a pas que les marches et les poteaux autour desquels il faut parler, quand l'autre ne voit pas.

Une évidence, hein ? Sans doute que je marche à l'empathie. Je "marque" mieux quand j'ai ressenti, ce qui pourrait être utile, un jour, plus tard...

mardi 22 novembre 2011

Ca recommence

L'automne commence à piquer. Pas tous les jours, pas toute la journée, il y a de beaux moments de soleil.

Mais aussi des jours où je suis bien contente d'avoir ressorti mon chaud bonnet.

Et des matins où je mettrais bien des gants.

Et là, ça recommence. J'en ai trouvé un, de la paire. Comme tous les ans à la même époque.

Alors je vais fourrager, me demander où il est passé, ne pas le trouver. Tomber sur un autre gant d'une autre paire, mais ça n'ira pas ensemble. Et ça ne sera pas assez rigolo à désassortir. Me dire que ça sera l'année pour en trouver des chouettes, jolis et chauds. Penser et puis oublier. En trouver mais trop chers. Ou ne pas avoir de sous à l'instant T.

Et puis un jour je vais y penser, m'acheter des gants, cesser de serrer les poings au fond de mes poches, et retrouver au moins l'un des manquants. Forcément. Murphy, tout ça.

Qui peut le plus peut le moins, penserai-je. Et puis l'hiver passera et le printemps viendra, chouette, on laisse le bonnet, les gants, de côté, pour l'an prochain.

L'automne reviendra et commencera à piquer. Pas tous les jours, pas toute la journée, il y aura de beaux moments de soleil...

lundi 21 novembre 2011

Défauts (des faux ?)

Vous allez dire que c'est l'année où je me rebelle contre l'usage de certains mots, mais après les victoires et les échecs, ce sont les défauts qui me sautent aux yeux.

Quelles sont vos principales qualités ?

Vos principaux défauts ?

Vous savez à quoi ça me fait penser ? A des pierres dont chaque défaut ferait baisser le prix.

Ce terme même, alors. Ca voudrait dire que l'être humain de base devrait être parfait moins la somme de ses "défauts" qui l'éloignent de cet idéal ?

Il me paraît plus juste de penser qu'on est... qui on est. Et que nos aspérités ne sont que relatives, ce qui compte, c'est la façon dont elles s'accommodent à celles des autres.

jeudi 17 novembre 2011

Dans le noir

Dans ma boîte, on fait des animations toute la semaine dans le cadre de la semaine du handicap.

Entendons-nous bien : je suis partagée sur le sujet. Je trouve bien qu'on le fasse, dommage que ça ne soit qu'à ce moment-là.

Triste que ça soit une façon d'avoir des choses à dire pour montrer que chez nous, on lave plus blanc. Mais consciente que c'est quand même une occasion (même mauvaise) de faire des choses bien (et clin d'oeil à Kozlika : pourtant y a pas Glenn Close dedans !!).

Tout ça pour dire que cet après-midi, je suis de conférence, et demain, je mange dans le noir, avec ma collègue copine.

Etonnée par des réactions de rejet assez fortes de la part de certains de nos camarades.

Contente d'avoir l'occasion de le faire.

Curieuse de ce que je vais apprendre, sur les autres, sur moi.

mercredi 16 novembre 2011

Copine de geek

Y a (avait ?) ce site qui racontait comment c'est, d'être amoureuse d'un geek. Enfin d'un plus geek que soi.

Qui m'a fait rire souvent, je dois dire.

Et je pensais être pas mal blindée sur le sujet.

Vraiment.

A me bidonner sur des phrases dont on pourrait croire qu'elles sont prononcées en estranger.

Tout ça.

Jusqu'à hier soir.

Bon, pour situer le contexte, on avait déjà proposé de me regarder les css, cette année, j'avais donc déduit qu'une certaine lubricité geek pouvait exister. Déviance, perversité, ou simple fantaisie du goût, je n'ai pas d'avis sur le sujet.

Mais hier soir j'ai découvert qu'on pouvait avoir plus honte de son install que de ses vieilles culottes informes mais confortables.

Parfaitement.

(Oué je sais, chuis une paresseuse qui recycle ses billets !)

mardi 15 novembre 2011

Assez n'est pas assez

Je me souviens, en sortie scolaire, du concert de cette chanteuse allemande qui chantait sur un mode bilingue une chanson qui s'appelait "Genug is nicht genug".

Dans la version française, ça donnait :

Assez n'est pas assez
Ne venez pas me dire
Qu'il faut s'en contenter
Assez ne peut suffire"

D'une voix de stentor et sur un ton comminatoire.

Ca m'avait marqué parce que c'était un peu ce que j'entendais, parfois. T'as eu 18 ? Il n'y avait pas beaucoup plus de travail à fournir pour arriver à 20 !

Certes, j'entends avec le recul et un peu (pas tout) de détricotage l'envie qu'un enfant épanouisse son plein potentiel, ait des envies de progrès, de meilleur possible.

Ce que j'entendais, moi, c'est que quand c'était déjà plus que très bien, ça n'était pas assez. Que quoi je fasse, en somme, ça ne suffirait pas.

Enfin le temps que ma paresse naturelle ne trouve là l'occasion de s'exprimer par opposition. Puisque 18 c'est pas assez, alors 10 suffira. Ou 9. On s'en fout puisque ça ne sera pas parfait !

Bref. Tout ça pour dire que je tends encore aujourd'hui à m'acharner sur les moindres détails de ce que je pourrais faire mieux. Souvent.

Et que dans une journée comme celle d'hier, il me serait bien plus utile de me dire spontanément, sans qu'on ait besoin de me le mettre sous le nez que : j'ai pris soin de ma fille selon le degré d'urgence indiqué par son état objectif, fait ma journée de travail tout à fait raisonnablement, convaincu un pharmacien de rouvrir après avoir passé une heure et quarante minutes le cul sur un odieux banc de bois, puis 20 autres dans le cabinet du docteur, nourri, soigné et couché ma fille à peine un quart d'heure plus tard que sa normale, ok pas lavée, mais de toute façon interdiction de mettre la tête sous l'eau.

Et que dans tout ça j'ai trouvé moyen de poser une journée dans pas très longtemps pour souffler à deux, mes vacances de Noël, de réussir enfin à papoter un peu avec mon amoureux.

En somme, malgré la pression continue que fait que chaque grain de poussière peut venir faire voler en éclat la belle organisation de la mère solo (pas que la mère solo, mais encore plus le parent isolé, dirons-nous), j'ai ASSURE.

Rajoutons là-dessus que si elle n'est pas aussi rutilante que je voudrais, la maison n'est pas une porcherie, et qu'on y mange majoritairement de la cuisine cuisinée et extrêmement rarement du préfabriqué, surgelé ou pas, ma foi...

Mais qu'est-ce que j'attends pour trouver que oui, j'assure ? Un brevet de bonne conduite ?

Pourquoi c'est si compliqué, l'auto estime, hein ?

lundi 14 novembre 2011

Et c'est comme ça

Et c'est comme ça qu'on se retrouve sur les coups de dix heures, un lundi pourtant ensoleillé, à pleurer à chauds bouillons sur les chiottes (propres et modernes) de son bureau.

Pour rien.

Pour RIEN !

Ou si peu. La novembrite. Un peu.

Avoir laissé gaminette l'oreille bouchée, savoir que le soir, ça sera docteur. Qu'elle va bien, hein. Pas de fièvre, pas de douleur, juste un tout petit inconfort. Mais qu'on voudrait ne pas avoir à choisir entre le boulot et l'inconfort de l'enfant. Même : pouvoir prendre la même décision, mais sans pression.

Et du coup, s'en vouloir encore plus de l'avoir harcelée de "dépêche-toi" ce matin. Les pauvres même pas trois-quart d'heure que vous aviez ensemble, les pourrir, et en plus, elle est malade. Peut-être. Ou alors elle a un bouchon dans l'oreille. Merde.

Se sentir hyper mauvaise mère, quoi, et savoir que c'est des conneries.

Se sentir super triste et savoir que c'est pour rien.

Se sentir seule et savoir que c'est archi faux.

La seule chose un peu intéressante c'est de savoir qu'une fois que tout ça vous aura traversé, le cours normal de la vie reprendra.

Qu'on en rira, de ce ridicule moment d'abandon, le froc sur les chaussures, sur les chiottes du bureau.

Et que tout ridicule qu'il soit, ce moment, ça vaut toujours mieux que d'avoir posé le fardeau sur des épaules qui n'y peuvent rien.

Laisser faire, donc. Lâcher prise. Ca va déjà mieux.

Distorsions

Ah, ces fameuses distorsions du temps !

Celles qui font que les heures attendues passent si vite, les autres si lentement.

Des sortes de tarte à la crème du temps, si l'on veut.

Elles me laissent frustrée, ces distorsions de temps. Vous me direz : ça veut dire que tu vis. Oui mais. Encore ! Encore !

Et puis plein le dos du boulot.

Littéralement, j'ai passé samedi et dimanche (un peu moins) avec un méchant point de coincement dans le quart bas/droit.

Pas très étonnant que j'attaque la semaine avec une humeur proportionnellement mauvaise à mon envie de travailler. Oui, ça fait de très mauvaise humeur, tout ça.

Vite, rendez-moi le doux, le bon, le tendre. Un rire de ma fille, les bras de mon enchanteur. Un moment de papote avec ceux qui sont loin et qui manquent.

Gagner au loto, donc (projet ruminé un million de fois, jamais mis sérieusement en chantier).

jeudi 10 novembre 2011

De certains on se demande

De certains, certaines, on se demande. Et si c'était pas moi qui envoyait toujours le premier mail, la première perche, la première invit ?

Il se passerait quoi ?

Et puis on trouve que ce n'est pas si grave, ou que c'est comme ça.

Que ce qui compte c'est le résultat.

Jusqu'au jour où on se rend compte que le résultat n'est pas tout à fait ce qu'on croyait qu'il était.

Et que, par la force des choses, on obtient une réponse à ces questions anciennes.

C'est comme ça.

Parfois ça tombe bien, on a les réponses quand la vie nous a donné de quoi encaisser.

Mais ce n'est jamais très rigolo d'être déçu(e).

Bref.

Concentration : aujourd'hui, le vivant, le vrai, le tangible, le palpable. La vie. La vraie. Celle qui palpite et respire.

mercredi 9 novembre 2011

D'il

D'abord j'ai été intriguée par le fait qu'il était si évident qu'on se rencontre et que ça n'avait, finalement, pas été le cas, ou en tout cas pas si sérieusement...

Je me suis intéressée à ce qu'il racontait, ce qu'il faisait.

Ensuite je me suis étonnée de ce qu'il me faisait alors que je ne pensais pas qu'on pourrait me faire cet effet-là, pas à ce moment là...

Et je l'ai laissé faire.

Puis j'ai observé qui il était. Ecouté, regardé, flairé, cherché à savoir qui se tenait derrière le premier abord, trouvé qu'il ne mettait pas tant de mystère à se laisser apercevoir...

Et espéré que ça s'rait possible que moi aussi, je lui fasse ce genre d'effet. Vu que derrière le premier abord, ça me plaisait aussi. Encore. Plus. Mais bon.

Eu de la chance.

La réalité a fait suite aux rêves, aux envies, aux possibles pas encore explorés... la réalité est belle, jour après jour. Davantage, encore, que ce qui pouvait me faire rêver à ce moment.

Les pleins, les déliés. Son intelligence, son insatiable curiosité, son humour à lui qui fait rire le mien, ses inquiétudes.

Tout un tas de choses qui font "oh pareil", celles qui nous différencient. Son amour pour le fromage et le chocolat.

Tout un tas de choses qui sont si simples mais dont la résonance à deux n'est finalement pas si fréquente.

C'était pour arriver à ce moment-là, ces baffes, ces vacheries de la vie ? Ca valait la peine.

Et c'est là qu'on se dit que 7%, dans un carnet d'adresse, ça ne semble pas énorme, dit comme ça.

Mais que c'est plus que largement suffisant, parfois, si on a un peu de chance, pour s'offrir à deux de belles occasions de bonheur.

Oui, j'ai de la chance, je crois bien.

(Par ailleurs et pour ceux qui s'en inquiéteraient, oui, depuis la part de garçons sensibles a encore augmenté dans mon fameux Rolodex. Au point d'ourdir avec une autre FAP de ma connaissance des plans de reconversion professionnelle !)

mardi 8 novembre 2011

La valse des doudous

Cro-Mignonne a passé 5 ans de sa vie à se cramponner à son doudou lapin plat (ou à plusieurs simultanément, parfois).

Son ami, son protège-nez pendant la nuit, complice de rires et de peurs, de tendresses et de petites maladies d'enfant, de grandes étapes et de pauses tendresses.

L'été dernier, elle a retrouvé un chien en peluche que sa Mameï lui avait acheté, il y a fort longtemps, et à laquelle elle n'avait jusqu'à alors prêté qu'une attention distante, tout au plus. Je dis "laquelle" car c'est une fille qui porte le prénom fleuri de Lilas.

ET là ! Coup de foudre.

Et puis le chien en peluche géant de Papeï qui porte le même nom que le chien de Papeï "en vrai" et qui squatte le lit depuis quelques mois !!

Et puis Marie et Tommy, les chats !

Et puis le poney sur lequel on peut crabouiller retrouvé la semaine dernière !

Bref, depuis quelques semaines, le rang des favoris prend de l'ampleur, et il y a plus de peluche que de petite fille dans son (pourtant plutôt grand) lit.

A l'heure de faire le sac pour les week-ends chez son papa, j'ai toujours un moment d'angoisse : va-t-elle se décider rapidement sur les noms des migrants ? Ne va-t-elle pas me demander de trimballer TOUTE la ménagerie ?.

Et non. Généralement, deux à trois noms tombent, les élus sont désignés en quelques secondes, selon un principe qui m'échappe quelque peu mais (et c'est là l'important) la satisfait.

Mystères de l'âme enfantine...

lundi 7 novembre 2011

Harmonie

Je me rends compte que la chose qui m'importe sans doute le plus dans les relations avec ceux qui me sont proches, c'est l'harmonie.

Agrément à converser, convergences de vues, valeurs essentielles communes a minima.

Vibrations douces ou intenses à faire (ou à ne rien faire !) ensemble.

Façons de ressentir les battements de coeur, harmonie dans les corps-à-corps, aussi, quand il est question d'amour amoureux.

Ca n'empêche pas d'argumenter, de débattre, de ne pas toujours être d'accord, de ne pas systématiquement faire de la même façon. Ca n'a rien à voir avec une sorte de gémellité, ça ne vise pas à nier l'individualité, la personnalité de ceux avec qui on résonne.

Ca serait comme une profonde vibration qui vient de tellement loin et qui résonne comme un pouls au creux de nous. Quelque chose qui nous dit qu'on est au bon endroit, au bon moment, avec la, les bonnes personnes.

Je me demande si finalement, ça ne serait pas ça, le bonheur. Arriver à entrer en harmonie avec d'autres humains ?

(Vous me direz sans doute que j'ai mis du temps à arriver à cette si évidente conclusion. Vieux motard, tout ça...)

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